ORIGINE
Bouddha Shakyamouni était un prince, né en 624 av. J.-C. à Lumbini, dans la ville de Kapilavastu, région actuellement située entre l’Inde et le Népal. Son père, Shuddhodana (sanskrit signifie : à la nourriture pure), était le roi du clan Shakya, une tribu indo-aryenne vivant dans un royaume au nord de l’Inde dont la capitale est Kapilavastu. Shuddhodana était le fils du roi Sihahanu et de la reine Kaccana du clan Koliya. Il avait quatre frères : Dhotodana, Sakkodana, Sukkodana, Amitodana, et deux sœurs Amita et Pamita. Il aurait épousé les sœurs Koliya Mayadevi et Prajapati.

Sa mère, la reine Mahamaya (sanskrit maha signifie : grande), encore appelée Mayadevi (sanskrit devi signifie : déesse, un titre honorifique des reines), fille du roi Anjana, chef de Devadaha, fils de Devadahasakka et de la reine Yasodhara, fille de Jayasena. Maya aurait eu pour sœur Prajapati et pour frères Dandapani et Suppabuddha.

LA NAISSANCE DU PRINCE SIDDHARTHA GAUTAMA
L'histoire de la naissance du futur Bouddha est miraculeuse. Une nuit la reine Maya rêva qu'un éléphant à six trompes portant dans sa trompe une fleur de lotus rentra en elle par le côté droit, au même moment un fils fut conçu. Les Brahmanes (religieux) vinrent et interprétèrent le rêve de la manière suivante: Cet enfant sera soit le plus grand roi du monde soit le plus grand des ascètes. Le futur enfant fut nommé Siddhartha, ce qui signifie "Celui dont le but est accompli".

Plus tard quand la reine Maya était en route pour la maison de son père afin de préparer la naissance, elle fit arrêter son chariot dans le jardin de Lumbini et s'appuya sur une branche d'arbre pour se reposer. A cet instant , Siddhartha sortit de son sein droit sans aucune aide. L'enfant marcha sept pas dans les quatre directions, et des fleurs de lotus surgirent là ou son pied touchait terre. Alors l'enfant déclara, "Je n'aurai plus de vie futures à endurer, ceci est ma dernière incarnation. Maintenant puisse je détruire et arracher les racines cause de la souffrance des renaissance successives."  Sept jours plus tard la reine Maya mourut. Mahaprajapati, la soeur de Maya s'occupa de Siddhartha.

A la naissance du jeune Siddhartha Gautama, les devins auraient prédit à son père qu’il serait soit un grand guerrier, soit un sage. Optant pour le premier choix, il espérait voir en lui son successeur, il créa un environnement hermétique de plaisir et de luxe pour son fils. Le jeune garçon grandît sans trop connaître les réalités de la vie, bien que très doué, vif et intelligent.

LE MARIAGE
À l’âge de 16 ans, son père décida de lui trouver une épouse. Siddhartha Gautama se maria avec la  belle Yashodhara, fille du Suppabuddha et de l' Amita et eut un fils, Rahula (qui signifie : Empêchement ).

LE GRAND DÉPART
En accord avec les anciens récits, Siddhartha Gautama passait la majeure partie de son temps confiné au Palais Royal, protégé par son père, afin qu’il ne puisse ni voir ni connaitre les disgrâces de la vie. Mais en quatre occasions, il franchit les portes du palais en compagnie de son cocher.

Le prince Siddhartha Gautama croisa un vieillard, un homme malade, un cadavre que l'on menait au bûcher et un ermite qui lui montra une voie possible vers la sagesse. Siddhartha Gautama compris alors la douleur et la souffrance de son peuple. Avant de se convertir en un roi qui exerce un pouvoir politique dans le monde temporel, il décida de se convertir en un roi philosophe avec l’ambition métaphysique de solutionner la cause de toute souffrance. Vers 29 ans, Siddhartha s’enfuit de son palais, abandonnant richesses, et privilèges. Il échangea ses habits de prince contre des guenilles, coupa ses cheveux, et commença à marcher vers la forêt à la recherche de la Vérité.

LA VIE RELIGIEUSE DANS LA FORÊT

À cette époque, ayant une multitude de sectes et d’écoles de tous les goûts, dans lesquelles chacun apportè sa propre pratique religieuse basée sur différentes philosophies et repoussè délibérément la tradition avec le but pour la libération de la douleur en ce monde. Siddharta apprit rapidement que le monde était plein d’une infinité de religions et laquelle de ces méthodes de salut, s’il y en avait une, était efficace?

Siddhartha décida de suivre les enseignements de deux Brahmanes, ermites, qui vivaient au pied d’une petite montagne. Là, ces ermites lui enseignèrent les disciplines de la méditation qui, plus tard, imprégneront les pratiques du bouddhisme. Ces techniques s’appelaient: «Atteindre la sphère du néant » et « le lieu où il n’y a ni pensée et ni absence de pensée». L’objet de la recherche de Siddhartha était une sorte d’illumination qui pourrait libérer l’humanité des souffrances qui entrainent le cycle des naissances et des morts. Siddhartha, convaincu qu’il n’atteindrait pas l’illumination à laquelle il aspirait en suivant les préceptes des maîtres Yogis, il décida de se livrer à d’autres pratiques ascétiques.

LES PRATIQUES ASCÉTIQUES

Attiré par les idées sur Moksha, Siddhartha s'installa sur les rives de la rivière Nairanjana, et pratiqua de sévères austérités, restant constamment en méditation. Après six années passées à boire et à manger juste suffisamment pour rester en vie, Son corps était émacié et il devint très affaibli. Cinq autres saints hommes se joignirent à lui espérant apprendre de son exemple. Un jour, Siddhartha réalisa que ces année d'austérité n'avaient fait qu'affaiblir son corps, et qu'il n'arrivait plus à méditer efficacement. Quand il marcha vers la rivière pour se laver de toutes les saletés qu’avait accumulé son corps. il était devenu trop faible pour avancer. A cet instant, une jeune fille nommée Nandabala vint et lui offrit un bol de lait et du riz, que Siddhartha accepta. A cette vue les cinq compagnons de Siddhartha le quittèrent. Régénéré par cette nourriture Siddhartha s'assit sous un figuier Banian et décida de ne plus se lever de cet endroit, tant que ne tomberait pas la peau et la chair de son corps, tant qu’il ne trouverait pas la solution : la découverte de la réalité ultime de toute chose.

LA TENTATION DE MARA (qui signifie : Le ravissement de la vie)
Pendant qu'il méditait, Mara dit au Siddhartha : Maigre et pâle comme tu es, te voilà proche de la mort. Tu n’as qu’une possibilité de survivre entre mille. Tu devrais vivre, car c’est seulement en étant vivant qu’il te sera possible de réaliser de bonnes actions. Mais tous tes efforts actuellement sont vains et inutiles car le chemin qui conduit au véritable Dharma est dur, pénible et inaccessible. À plusieurs reprises, Mara s’adressa à Gautama de cette manière, souhaitant le décourager, mais il demeura impassible jusqu’à vaincre celle qui est appelée démon intérieur ou les intimidations et résistances de l’Égo.

L’ILLUMINATION
Siddhartha, inébranlable entra dans une profonde méditation, et obtint le souvenir de toutes ses naissances, comprenant l'infini cycle des naissances et des morts, et avec une certitude absolue il rejeta les passions et l'ignorance générateur de la naissance. L’illumination se vérifia à l’aube, à l’approche du lever du jour, l’œil de la sagesse devint d’une sublime clarté, et quand commença à briller l’étoile du matin,
Siddhartha sentit que toute sa vie était comme un éclatement, en un instant, il distingua la réalité ultime de toute chose. C'est là, que Siddhartha atteint l'éveil et devint le Bouddha (l'illuminé). Il expérimenta le Nirvana.
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